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Paris-Nice 2008 : le conflit entre ASO et l'UCI - l'historique

Ajouté: jeudi 06 mars 2008 à 23:24:00
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    Paris-Nice 2008 : le conflit entre ASO et l'UCI - l'historique

    initialement publié le 3 mars 2008 à 23h47
    première mise à jour le 4 mars 2008 à 23h52
    deuxième mise à jour le 5 mars 2008 à 23h20
    Après l'annonce de la sélection des équipes et celle du parcours de Paris-Nice 2008 le sujet principal d'actualité est désormais le conflit entre l'UCI et ASO, l'organisateur de Paris-Nice.

    Vous en avez entendu parler mais vous voulez connaître les raisons de ce conflit entre l'UCI et ASO ? Vous voulez comprendre où on en est en ce moment ? Vous êtes alors au bon endroit : je vous l'explique dans cet article !


    > mise à jour du 4 mars !!!
    > mise à jour du 5 mars ... on va y arriver ?!
    > mise à jour du 6 mars ... enfin, on ne sait toujours pas ...

    L'année dernière déjà, Paris-Nice avait failli ne pas avoir lieu à cause du conflit avec l'UCI, cette année l'histoire se répète ! En effet, l'année dernière ASO, RCS et Unipublic avaient déjà fait savoir à l'UCI qu'ils ne voulaient pas accepter le modèle fermé du ProTour et ASO avait alors décidé d'organiser Paris-Nice uniquement en collaboration avec la Fédération Française de Cyclisme (FFC) et sans l'UCI. A seulement 6 jours du départ une solution avait été trouvé car l'UCI avait décidé d'accepter la sélection des équipes par ASO et qu'il levait les sanctions à l'encontre de la FFC et du cyclisme français. Cette année on a le droit d'assister au même spectacle, du moins pour le début ...

    lundi 25 février 2008 - ASO fait appel à la FFC !

    Suite au Tour de France 2007 et les différents problèmes de dopage qu'il y a eu lors de cette édition de la Grande Boucle, ASO a plus encore qu'avant envie de pouvoir sélectionner lui-même les équipes qui participent à ses événements (et l'ensemble de ses courses sont donc retirées de l'UCI ProTour).
    C'est d'ailleurs ce qui a été fait et annoncé le 13 février dernier avec la non sélection de l'équipe Astana pour Paris-Nice 2008 et pour le Tour de France 2008.

    L'UCI avait alors fait savoir qu'il n'était pas normal qu'Astana, en tant qu'équipe ProTour, ne serait pas invité sur le Tour de France car les différentes fédérations nationales de cyclisme et l'UCI s'étaient mis d'accord pour que sur les trois grands Tours seul le Tour de France aurait l'obligation d'inviter les 18 équipes ProTour. ASO n'avait pas été consulté dans cette décision et était donc bien évidemment pas d'accord ...

    Au conflit entre l'UCI et ASO - qui dure depuis 2005 avec la première édition de l'UCI ProTour - s'ajoute donc un nouvel épisode car Paris-Nice arrivant à grands pas sans être inscrit sur un quelconque calendrier cycliste, ASO décide de se mettre en relation avec la Fédération Française de Cyclisme (FFC) pour inscrire cette épreuve au calendrier français.
    Lundi 25 février dernier ASO a donc demandé au FFC d'établir un accord permettant l'organisation du 66ième Paris-Nice sous les règlements de la FFC et ainsi régi uniquement par la loi française et avec des contrôles anti-dopage effectués par l'Agence Française de la Lutte contre le Dopage (l'AFLD). Jean Pitallier, le directeur de la FFC, avait alors réagi positivement en disant qu'il est nécessaire de maintenir la pérennité d'une épreuve majeure et annonçant également qu'une convention devrait être signée avant le jeudi 28 février.

    lundi 25 février 2008 - l'UCI réagit et appelle au boycott

    Bien évidemment l'UCI n'est pas content et Pat McQuaid, son président, envoie le même jour une lettre à toutes les équipes professionnelles. Dans un communiqué de presse l'union explique le contenu de cette lettre ...

    Elle commence tout de suite par dire que cette démarche est profondément irrégulière et s'annonce lourde de conséquences pour toutes les parties impliquées et continue alors en disant que Paris-Nice ne peut être considérée comme une épreuve du calendrier national français, suivant son règlement. De ce fait, si la FFC devait maintenir sa position, la course serait organisée totalement en dehors du cadre fédératif et réglementaire de l'UCI.

    L'UCI commence alors ses menaces en expliquant que la FFC est premier responsable car elle contribue à la réalisation d'un événement purement privé, sans aucun lien avec le sport organisé ni avec le mouvement olympique, dont l'UCI représente le seul organisme de référence pour toutes les disciplines du cyclisme et en disant également que les équipes qui y participent vont devoir faire face à des sanctions : l'UCI est confiante dans le fait que les équipes comprendront la gravité de la situation et refuseront de participer à Paris-Nice, ce qui, au-delà des sanctions auxquelles elles s'exposeraient, contribuerait à compromettre l'image et la stabilité du cyclisme.

    Elle dit également que pour la Fédération Internationale, cette épreuve n'aura pas de classement ni de vainqueur, et n'attribuera aucun point.

    Ensuite le communiqué prend une tournure un petit peu surprenante quand l'UCI dit : la mission d'une Fédération Internationale consistant à sauvegarder l'intérêt général du sport face à ceux de tout groupe d'influence économique, l'UCI invite tous les membres de sa grande famille à partager sa position dans les moments certainement difficiles qui l'attendent, ainsi qu'à s'opposer à l'insubordination inacceptable d'ASO et de ses alliés. A ma connaissance une fédération internationale de n'importe quel sport met toujours son propre sport et ses épreuves au premier plan et l'UCI fait un peu facile en disant qu'ASO ne pense qu'à l'argent ... la raison de la création de l'UCI ProTour était simplement de vouloir regrouper les épreuves les plus intéressantes du cyclisme pour ensuite permettre à l'UCI de vendre les droits de diffusion de ces événements dans un package ...

    Les menaces continuent alors quand l'UCI dit que ces attitudes irresponsables risquent de rendre vains les efforts remarquables récemment accomplis par le cyclisme, notamment le passeport biologique, que l'UCI se réserve le droit d'appliquer prioritairement à ses partenaires respectueux du règlement alors qu'ASO en avait fait un point fort pour le Tour de France ...

    mardi 26 février 2008 - ASO réagit et essaie de rassurer

    Le lendemain, ASO publie un communiqué de presse très court (je crois que c'est le plus court communiqué d'ASO qu'elle n'a jamais publié !) dans lequel ASO dit qu'en dépit des positions hostiles prises par le président de l'UCI, Paris-Nice se déroulera, comme prévu, du 9 au 16 mars prochain, et sera organisée selon les règles techniques de la Fédération Française de Cyclisme, en application de la loi française.

    Le même jour le président de l'Association Internationale des Groupes Cyclistes Professionnels (AIGCP) Eric Boyer (et également manager de l'équipe cycliste Cofidis) faisait savoir qu'une position commune serait adoptée sous peu par les équipes et que cette décision serait communiquée à Pat McQuaid de l'UCI et ensuite annoncée à la presse.

    Dans un article dans le journal belge De Morgen, Patrick Lefevere - le manager de l'équipe Quick.Step-Innergetic et président de l'AIGCP avant Eric Boyer - disait : on continue à faire du tort au cyclisme et ces parties ne comprennent-elles pas le tort qu'elles font aux équipes cyclistes et au sport cycliste en général ? avant de continuer par qu'est-ce que je peux encore racconter à mes sponsors ? Paris-Nice était diffusé à la TV en Belgique et les téléspectateurs voyaient donc les noms de nos sponsors. Qu'est-ce qu'il va se passer maintenant ? Est-ce que l'épreuve sera encore diffusée à la TV et est-ce que nous en ferons partie au mois de mars ?

    mercredi 27 février 2008 - Hein Verbruggen en rajoute une couche

    Hein Verbruggen, l'inventeur du ProTour, disait mercredi qu'ASO est en train d'essayer de se créer un regroupement d'épreuves cyclistes complètement géré par l'entreprise privée. Pour lui plus aucun compromis ou concession n'est possible : la deadline est passée, Paris-Nice n'est pas sur notre calendrier et nous n'enverrons aucun commissaire ou contrôleur anti-dopage. Comme dans toute discipline sportive, on ne peut pas organiser dans le cyclisme des courses en dehors de la fédération internationale. Le Tour de France est l'épreuve la plus importante et son organisateur abuse de son pouvoir. Si les équipes ne veulent pas dépendre des caprices d'ASO, elles doivent maintenant se faire entendre !

    Pour les néerlandophones parmi mes lecteurs il y a d'ailleurs un article très révélateur dans le journal néerlandais AD à son sujet dans lequel il parle notamment de l'organisation d'épreuves ProTour en Russie et en Chine, là où il y a de l'argent qu'on peut récupérer (sic) et de la création en 2009 d'une entreprise qui se positionnerait entre les équipes et les organisateurs et qui organise la sélection des participants et l'enregistrement de l'épreuve : les organisateurs n'ont plus qu'à nous payer un certain montant. Il ajoute : on n'a pas besoin du Tour, on peut le faire sans eux.
    Après un petit intermède avec entre autres le président du comité national olympique espagnol, Alejandro Blanco (qu'il ne reconnaissait pas à la base), il termine en disant : ils ont du mal à le supporter qu'Alberto Contador ne peut pas participer au Tour ... et je vais me servir de ça !

    mercredi 27 février 2008 - l'AMA rassure sur le passeport biologique

    Suite aux menaces de Pat McQuaid de privilégier des partenaires respectueux du règlement pour le passeport biologique, David Howman, le directeur général de l'Agence Mondiale Antidopage (AMA) a fait savoir à Lausanne que le passeport sanguin développé et financé conjointement avec l'UCI et le Ministère français des sports pourrait être utilisé pour le Tour de France. L'élaboration et le financement tri-partite garantit le partage des informations.

    toujours le mercredi 27 février 2008 - le CPA se sent victime et otage

    Le CPA (l'association internationale des coureurs cyclistes sous le nom Cyclistes Professionnels Associés et présidé depuis cette année par Cédric Vasseur) a fait savoir juger que la décision prise par la société ASO de ne pas faire disputer Paris-Nice sous l'égide des règlements Internationaux de l'UCI place les coureurs devant un dilemme dont ils sont incontestablement les victimes et les otages.
    Indéniablement, les règlements en vigueur doivent être respectés par toutes les parties prenantes du cyclisme et ne devraient pas être contestés ou changés en cours de saison. Ceci étant un gage indispensable de stabilité.
    Par ailleurs, nul ne pouvant contester qu'ils soient les principaux acteurs, les coureurs n'ont d'autre choix que de suivre les consignes dictées par leurs employeurs au risque certain de perdre leur emploi sans aucune compensation.
    Avant toute chose, ils aspirent à pratiquer leur métier en toute sérénité et dans le respect des règlements établis.
    Les coureurs sont profondément choqués et lassés par le conflit qui s'éternise et n'a que trop duré.
    Supportant des conditions de plus en plus contraignantes, ils constatent, que la dégradation permanente de leur statut de sportif de haut niveau se poursuit inexorablement. Ils sont conscients que la détérioration du contexte dans lequel ils évoluent se poursuit sans qu'il leur soit donné la possibilité d'influencer le cours des choses.
    Les coureurs souhaitent ardemment que le cyclisme en revienne à être le sport qui fasse vibrer les supporters de tous les horizons.

    et encore le mercredi 27 février 2008 - les équipes disent oui à Paris-Nice

    En fin de journée, Eric Boyer fait savoir qu'après avoir consulté l'ensemble des équipes, l'AIGCP a décidé à l'unanimité de participer à Paris-Nice. L'AIGCP a pris cette décision en pensant uniquement aux intérêts sportifs des coureurs et des sponsors des équipes. et l'AIGCP a informé le président de l'UCI Pat McQuaid de sa décision.
    L'AIGCP choisit ainsi pour la course mais souhaite quand même sortir de cette situation : pour ne plus avoir à gérer une situation similaire, un rendez-vous a été fixé entre l'AIGCP et l'UCI en début de semaine prochaine.
    Eric Boyer ajoutait dans une interview à ce sujet : On ne peut pas ne pas participer à cette épreuve, ce n'est pas possible pour nous. Donc on ne désobéit pas à l'UCI, le dialogue est ouvert, on peut trouver, j'en suis certain avec un peu de bonne volonté, un terrain d'entente.

    Concernant ce terrain d'entente il explique un petit peu plus loin dans l'interview ce qu'il a en tête : Dans le passé, on a toujours voulu trouver un terrain d'entente rapide, pour la course d'après, en disant qu'on se revoit encore après pour trouver un terrain d'entente sur la forme et non pas sur le fond, ça ne marche pas. Moi, je veux tout de suite aller sur le fond. Ce que je veux dire à l'UCI, c'est que j'aimerais les rencontrer, pour remettre tout à plat, discuter de l'ensemble du programme UCI-Pro tour, pour qu'on trouve un terrain d'entente et qu'il y ait un vrai redémarrage pour 2009. Je parlais d'anarchie tout à l'heure, je pense que l'année 2008 va être un peu anarchique. On va aller à droite, on va aller à gauche, de toute façon les courses historiques du calendrier, les plus médiatisées, on les fera. Maintenant, on veut les faire dans des règles qui conviennent à tous. Le but, c'est de profiter de ce temps que nous avons jusqu'à par exemple fin septembre pour pouvoir annoncer fin septembre-début octobre - je le proposerai aux Championnats du monde à Varèse - que, enfin, on s'est mis d'accord sur un programme commun, organisateurs, fédérations et équipes, et que ce programme commun prendra son départ pour l'année 2009.

    jeudi 28 février 2008 - l'UCI alerte les équipes sur le contrat proposé par ASO

    L'UCI contacte de nouveau les équipes à travers d'une lettre pour les alerter sur le contenu du contrat proposé par ASO. La lettre commence par la phrase suivante : Vous vous enrôlez dans une ligue privée, entièrement contrôlée par ASO en fonction de ses intérêts commerciaux. Le contrat proposé par ASO prévoit notamment une clause qui stipule qu'une équipe s'oblige à retirer immédiatement de la course celui ou ceux de ses membres dont la présence deviendrait susceptible de porter atteinte à l'image de l'épreuve et/ou de l'organisateur. Dans sa lettre, Pat McQuaid indique aux équipes à ce sujet qu'il suffit d'une simple rumeur de dopage sur un coureur ou membre de l'encadrement pour qu'ASO elle-même puisse décider d'exclure la personne ou l'équipe entière : il n'y a pas de contrôle par une personne ou instance neutre comme dans le règlement de l'UCI (président du collège des commissaires, président du Conseil de l'UCI ProTour ou de la commission route, Tribunal arbitral du sport). Ce droit élémentaire vous est refusé.

    Il explique par ailleurs qu'ASO détermine elle-même les motifs d'exclusion pour lesquels elle détient seule le pouvoir décisionnel : ASO est juge et partie en même temps et que l'amende de 30.000 euros prévue par ASO au titre de dommages-intérêts serait versée à la fédération française au profit du développement du cyclisme français uniquement.

    Quand Christian Prudhomme a adressé le contrat aux équipes il a fixé dans la lettre qui l'accompagne à mardi le délai pour signer et renvoyer le contrat d'engagement. Dans cette même lettre il disait par ailleurs : je suis personnellement bien conscient du trouble que la situation actuelle peut vous créer, mais je peux vous assurer que notre volonté est avant tout, dans l'intérêt de tous, de préserver la réputation et la pérennité d'épreuves qui ont fait l'histoire du cyclisme.

    jeudi 28 février 2008 - la convention entre ASO et la FFC signée

    Le 28 février la FFC annonçait que la convention entre ASO et la FFC nécessaire à la tenue de Paris-Nice 2008 avait été signée. La FFC a expliqué que ce dispositif vise à garantir la régularité technique et sportive de l'organisation de l'épreuve, ainsi que le respect de la réglementation applicable au déroulement de la compétition.

    Jean Pitallier a alors déclaré à l'AFP que la convention répond à tous les critères requis, notamment un nombre suffisant de commissaires pour officier sur l'épreuve. Nous espérons que l'UCI reviendra sur sa position. Nous respecterions alors ses propres désignations (de commissaires).

    Il a également précisé que les contrôles antidopage sur Paris-Nice seront du ressort de l'Agence française compétente (AFLD) et que les tests sanguins inopinés pratiqués le matin seront sous l'autorité du médecin fédéral, le Dr Armand Mégret.

    vendredi 29 février 2008 - les coureurs s'inquiètent

    Le CPA s'est adressé à l'AIGCP pour lui communiquer ses inquiétudes concernant les sanctions que pourrait infliger l'UCI pour leur participation à Paris-Nice et a demandé de lui fournir des réponses, d'ici lundi (aujourd'hui), à plusieurs questions, dans l'hypothèse de mesures de suspension de la part de l'UCI.

    Dans sa demande le CPA a demandé que chaque employeur s'engage par écrit à assumer l'intégralité des termes du contrat (salaires, etc) et à payer les amendes.
    Finalement il a demandé aux équipes de s'assurer que les polices d'assurances souscrites par les employeurs au titre de l'accord paritaire UCI seraient valables pour une compétition non reconnue par la fédération internationale et aussi les sponsors assureront-ils l'intégralité des budgets en cas de suspension des équipes ?

    vendredi 29 février 2008 - après le "oui" des équipes et de la FFC, l'UCI publie encore un communiqué de presse

    L'UCI commence cette fois-ci son communiqué par les phrases suivantes : la stabilité du cyclisme est aujourd'hui menacée par les agissements d'ASO. Le monde du cyclisme doit absolument réagir.
    Concernant la convention entre la FFC et ASO Pat McQuaid dit que ce statut interdit la participation des équipes professionnelles et place donc la course en dehors du règlement international, ce qui en fait une course "sauvage".
    Dans ce même communiqué Pat McQuaid revient également sur l'alerte qu'il avait envoyé la veille aux équipes concernant le contrat proposé par ASO : les équipes renonceraient à la protection des règlements de l'UCI, qui visent à garantir les droits des équipes et des coureurs, et non seulement ceux de l'organisateur.

    Ce contrat ne contient que des droits pour ASO et des obligations pour les équipes. Le seul et unique objet du contrat est la protection de l'image de l'épreuve et des intérêts commerciaux d'ASO
    .

    Il revient d'ailleurs aussi sur l'intérêt principal du ProTour en disant qu'ASO s'approprierait tous les droits d'image des équipes et des coureurs pour leur exploitation à son profit. Les équipes ne pourraient presque rien faire en matière de communication. On voit bien ici que les équipes se mettent entièrement au service des intérêts privés d'ASO avant de terminer par : il est nécessaire que tous les acteurs du cyclisme refusent de se soumettre ainsi aux diktats d'un acteur privé, et préfèrent les règlements, garants d'égalité de traitement et de protection des intérêts de chacun.

    toujours le vendredi 29 février 2008 - les équipes proposent des amendements au contrat

    L'AIGCP s'est réuni vendredi à la veille de l'épreuve Het Volk pour étudier le contrat soumis par ASO en début de semaine et a contacté ASO pour proposer des amendements à ce contrat.
    A la fin de la réunion Eric Boyer disait à ce sujet : il s'agit d'intégrer les attentes légitimes des équipes. Concernant la clause concernant le retrait de toute personne dont la présence deviendrait susceptible de porter atteinte à l'image de l'épreuve et/ou de l'organisateur il a précisé : nous souhaitons que l'interprétation à faire de ces clauses (de départ) soit commune.

    Eric Boyer a également réagi à la demande de précisions du CPA en demandant à l'ensemble des équipes de vérifier leur contrat d'assurance et en disant le CPA veut une réponse précise, il l'aura.

    samedi 1er mars 2008 - l'UCI réagit au "oui" des équipes

    Le dernier communiqué de presse de l'UCI revient sur la décision unanime des équipes de participer au Paris-Nice. L'UCI constate que les déclarations de M. Boyer ne sont pas conformes à la réalité : de nombreuses équipes n'ont pas été consultées. Il est donc faux d'affirmer que les équipes ont décidé à l'unanimité de participer à Paris-Nice.
    Concernant les amendements proposés au contrat l'UCI ajoute : L'AIGCP s'est réunie le 29 février. D'après M. Boyer, les équipes se sont accordées sur des modifications à apporter au contrat entre l'AIGCP et ASO au sujet de leur participation à Paris-Nice. Là encore, il ne s'agit pas de la vérité : non seulement la réunion de l'AIGCP n'a réuni qu'un nombre très restreint de responsables d'équipes, mais celles-ci se sont déclarées dans leur majorité opposées au contenu du communiqué de presse du 27 février.
    La vérité est donc que les équipes ne se sont pas prononcées en faveur d'une participation à Paris-Nice dans n'importe quelles conditions. De nombreuses équipes ont au contraire contacté l'UCI pour prendre part à Paris-Nice dans le respect des règlements de l'UCI.

    L'UCI estime qu'il est nécessaire, urgent et légitime de s'interroger sur l'empressement de M. Boyer à faire signer aux équipes un contrat proposé par ASO, qui leur retire, ainsi qu'à leurs coureurs, des droits élémentaires vis-à-vis d'un organisateur, pour les remplacer par des obligations sans contrepartie. M. Boyer ne semble pas en revanche se soucier du respect du règlement de l'UCI.

    L'UCI note par ailleurs que, à la suite de l'accord intervenu à Trévise entre elle et les Présidents des Fédérations Nationales française, italienne, espagnole, belge et luxembourgeoise, les Fédérations italienne, belge et, cette semaine, espagnole, ont inscrit les épreuves des organisateurs RCS, Unipublic et ASO dans les calendriers convenus (Tirreno-Adriatico, Milano-Sanremo, Giro d'Italia et Giro di Lombardia pour l'Italie, La Flèche Wallonne et Liège-Bastogne-Liège pour la Belgique et la Vuelta a España pour l'Espagne). Seules les épreuves organisées par ASO en France demeurent des courses "sauvages" hors règlement. Seule ASO entend maintenant imposer, par l'intermédiaire du Président de l'AIGCP, un contrat aux équipes - et, de fait, à leurs coureurs - qui ne bénéficieraient plus ainsi des protections garanties par le règlement de l'UCI.

    L'UCI rappelle aux coureurs que leur participation dans ces conditions à Paris-Nice pourrait entraîner de nombreuses conséquences fâcheuses pour eux, dont notamment le manque de couverture en cas d'accident, si l'assurance refuse de couvrir une course hors règlement. Il ne s'agit là que d'un exemple parmi d'autres. La participation d'un coureur à Paris-Nice pourrait également entraîner des conséquences règlementaires, parmi lesquelles une suspension pouvant aller jusqu'à 6 mois.

    L'UCI réitère son appel aux équipes et à leurs coureurs pour qu'ils respectent les règlements de l'UCI, comme le prévoit également le contrat qu'ils ont signé
    .

    L'UCI a par exemple déjà indiqué que les coureurs qui participent à Paris-Nice pourraient être exclus de toute participation aux Jeux Olympiques ou aux Championnats du Monde.

    L'UCI termine son communiqué en disant : les acteurs du cyclisme doivent être défendus par un règlement unique. Le cyclisme doit être régulé par un cadre conciliant les intérêts de chacun et non être soumis aux diktats de l'acteur économique le plus puissant du cyclisme.

    L'UCI demande à ASO d'inscrire ses courses, et Paris-Nice en premier lieu, dans les calendriers convenus à Trévise, conformément à l'engagement pris par le Président de la Fédération Française de Cyclisme. L'UCI veut que Paris-Nice ait lieu, mais dans le cadre de son règlement
    .

    lundi 3 mars 2008 : l'UCI dit avoir le support de plusieurs fédérations européennes

    Dans encore un autre communiqué de presse l'UCI indique maintenant qu'au congrès des fédérations de cyclisme européennes (UEC), qui a eu lieu hier en Grèce, elle a eu le support d'une grosse majorité des fédérations européennes. Le congrès UEC a décidé de demander à la FFC de ne pas autoriser l'organisation de Paris-Nice, ou de toute autre course internationale, en dehors du cadre règlementaire de l'UCI.
    Par ailleurs, le congrès UEC a demandé à l'UCI de revoir complètement l'UCI ProTour pour 2009.

    Pat McQuaid a déclaré : cette décision montre clairement que les Fédérations Nationales européennes souhaitent que les courses organisées sur leur continent respectent les règles établies par l'UCI. (...) il s'agit là d'un avertissement sans appel pour tous les acteurs qui voudraient sortir du cadre règlementaire établi.

    L'AFP nous apprend que la large majorité était de 18 voix contre 7, les 7 fédérations n'étant pas d'accord avec la motion du congrès sont les 6 fédérations en désaccord avec l'UCI sur le ProTour (Autriche, Belgique, Espagne, France, Italie, Luxembourg) et la Grèce.
    On apprend également que Jean Pitallier, président de la FFC, a été chargé par l'UEC de mettre sur pied une réunion entre le secrétaire d'Etat français aux Sports, Bernard Laporte, et le président de l'UCI, auquel lui-même participerait.

    J'ai soumis la demande au ministère, a déclaré à l'AFP Jean Pitallier en rappelant que les autorités françaises s'étaient vues opposer une fin de non-recevoir de la part de l'UCI lors d'une récente tentative de médiation.

    Il faut aussi que l'UCI accepte de négocier, a estimé le président de la fédération française.

    [UPDATE 4 mars] : l'UCI a publié le discours prononcé par son président lors de ce congrès sur son site web

    mardi 4 mars 2008 - un accord entre ASO et les équipes

    L'AIGCP a annoncé qu'un accord a été trouvé entre ASO et les équipes au sujet du contrat de participation à Paris-Nice car ASO a accepté les modifications demandées par les équipes (principalement un recours à un éventuel arbitrage en cas de litige, par la Chambre de conciliation du CNOSF, comité national olympique et sportif français, notamment en matière d'éthique et d'image du cyclisme).

    Dans son explication Eric Boyer répond un peu aux accusations de l'UCI des derniers jours : Mon rôle a été de poser aux vingt responsables d'équipes deux questions :
    - d'abord, comptez-vous participer à Paris-Nice ? La réponse a été un oui unanime
    - ensuite, acceptez-vous les conditions du contrat ? Là, c'était un oui mais. Nous avons donc demandé des amendements au contrat

    mardi 4 mars 2008 - les grandes fédérations nationales réagissent à l'interview avec Hein Verbruggen

    Un petit peu plus haut dans cet article (le 27 février) je citais une interview de Hein Verbruggen, le vice président de l'UCI, prédécesseur de Pat McQuaid en tant que président et inventeur du ProTour, avec le journal néerlandais AD. Aujourd'hui les grandes fédérations nationales en désaccord avec l'UCI (Italie, Espagne, Luxembourg, France, Belgique, Autriche) ont réagi à cette interview en disant le soupçonner de vouloir provoquer une rupture dans le conflit qui perturbe l'approche de Paris-Nice : les récentes déclarations du vice-président coopté, Hein Verbruggen, plaidant ouvertement (...) pour une scission du monde cycliste débouchant sur la mise en place d'une structure commerciale à l'écart des fédérations, démontrent malheureusement qu'il essaie de provoquer une rupture plutôt que d'essayer de trouver un terrain d'entente.

    Concernant la menace de l'UCI de suspensions des coureurs qui participeront à Paris-Nice, les fédérations disent qu'il est inadmissible que les coureurs, les équipes, les organisateurs et le public cyclistes soient les victimes de cette dispute.

    Une lettre envoyée par l'UCI à Jean Pitallier, le président de la FFC, il y avait également de menaces à l'adresse de la FFC et des coureurs français : je ne vais pas vous rappeler les conséquences que pourrait avoir une suspension de la FFC sur la participation de ses coureurs aux compétitions internationales de tous niveaux et en réponse à cette lettre ces même fédérations ont déclarées qu'elles n'acceptent pas d'être menacées de sanctions susceptibles de priver leurs athlètes d'une participation aux Championnats du monde et aux jeux Olympiques.

    Le communiqué des fédérations termine alors sur le souhait exprimé plusieurs fois déjà d'une réforme complète du ProTour et elles constatent qu'hélas, le vice-président Verbruggen persiste à maintenir, contre vents et marées, son système ProTour fortement contesté et qui, sans les "monuments historiques du cyclisme", n'a plus aucune valeur sportive !

    mardi 4 mars 2008 - Pat McQuaid de l'UCI refuse une rencontre avec Bernard Laporte et envoie un mail de menace aux coureurs

    Comme l'avait demandé le congrès de l'Union Européenne de Cyclisme (UEC) dimanche, la FFC a essayé d'organiser vendredi prochain une rencontre entre l'UCI, la FFC et Bernard Laporte, le secrétaire d'Etat français aux sports.
    Ce soir l'UCI a refusé une telle rencontre en disant le président de l'UCI veut avant tout que Paris-Nice puisse se dérouler dans des conditions de légalité et de normalité. Les meilleures conditions doivent être garanties aux coureurs pour qu'ils puissent participer à cet événement dans le cadre du règlement du sport cycliste.
    Le président de la FFC a reçu du dernier congrès de l'UEC et du comité directeur de l'UCI lors d'une précédente réunion la mission d'oeuvrer pour que ces conditions soient respectées.

    Dans le contexte actuel, le président de l'UCI ne souhaite pas répondre favorablement à l'invitation de la Fédération française tant que Paris-Nice ne sera pas revenu dans le cadre de la légalité sportive comme le demandent l'UCI et l'UEC. Il n'estime donc pas opportun de rencontrer le président de la FFC, même en présence du secrétaire d'Etat aux sports, M. Bernard Laporte
    .

    L'UCI a par ailleurs publié sur YouTube une interview en vidéo avec Pat McQuaid :

    Par ailleurs, l'UCI a envoyé un mail aux coureurs des équipes ProTour les menaçant de sanctions s'ils prenaient le départ de Paris-Nice dimanche. Dans cet e-mail le président de l'UCI parle d'une suspension de six mois, une interdiction de départ pour les championnats du monde, voire pour les Jeux Olympiques, et une amende pouvant aller jusqu'à 10 000 francs suisses (6 350 euros) (pas moins que ça !).
    L'UCI a expliqué avoir envoyé ce message à la demande du CPA qui demandait des précisions sur la position de l'UCI vis-à-vis de Paris-Nice.

    Les réactions des équipes ne se sont pas faites attendre :
    - Erik Breukink de Rabobank : nos coureurs ont reçu cette lettre par e-mail aujourd'hui. Ils sont effrayés. Nous n'avons pas encore pris position. Nous allons nous concerter avec les autres équipes. L'UCI y va fort. C'est la première fois que les coureurs sont informés de manière officielle. Nous espérons une solution car les coureurs veulent faire Paris-Nice.
    - Patrick Lefevere de Quick.Step-Innergetic : (mes coureurs) sont paniqués car la course est tout pour eux ; il émet par ailleurs l'idée d'une action devant le Tribunal Arbitral du Sport (TAS) pour faire débloquer ce conflit
    - Marc Sergeant de Silence-Lotto : (j'ai) reçu un tas d'appels téléphoniques de coureurs désabusés qui demandaient ce qu'ils devaient faire. Ils espèrent juste une chose, c'est qu'ils pourront faire leur travail dès dimanche
    - Eric Boyer de Cofidis : (on) disputera le Paris-Nice ... (je ne) voit pas comment l'UCI pourrait sanctionner cent-soixante coureurs du peloton international. Ce serait à la limite du ridicule. Nous serons au départ et tout se passera très bien

    Le CPA pour sa part, par la voix de son président Cédric Vasseur, a de nouveau demandé un engagement par écrit de la part des équipes indiquant qu'elles prennent en charge - en cas de suspension - le paiement des salaires et des amendes qui seraient infligées. En indiquant n'avoir eu aucun retour à sa lettre du 28 février dernier, Vasseur a ajouté : loin de toute considération opposant certains des acteurs majeurs du monde du cyclisme, je vais instamment prier les coureurs de ne pas disputer Paris-Nice sans un engagement écrit de leurs employeurs respectifs

    mardi 4 mars 2008 - ASO reconfirme la légalité de Paris-Nice organisé avec la FFC

    Entre-temps ASO a tenu à confirmer que Paris-Nice est une course légale et que les menaces de l'UCI sont donc totalement disproportionnées vis-à-vis des coureurs et des équipes (amendes, suspension, exclusion) car Paris-Nice est organisée sous l'égide de la Fédération française de cyclisme (FFC) et en accord avec la loi française. Cette course dispose du soutien du ministère des Sports et de l'Agence française de lutte antidopage (AFLD) pour l'organisation de cette course.
    Nous déplorons que l'UCI, par ses menaces, nuise à la préparation de Paris-Nice, inquiète les sponsors et les coureurs, et contribue ainsi à la détérioration de l'image du cyclisme
    .

    mercredi 5 mars 2008 - la FFC saisit le président de la république, l'UCI fait un effort et les équipes ProTour saisissent le TAS

    Suite au refus de l'UCI de rencontrer la FFC et Bernard Laporte, le président de la FFC - Jean Pitallier - a rappelé qu'il a simplement suivi les instructions ministérielles et n'a fait que respecter les articles de la loi. Nous, fédération française et ensuite les coureurs, sommes victimes d'une situation intolérable en ajoutant que si jamais les coureurs et/ou la FFC seraient suspendus, ça donnerait forcément lieu à des recours juridiques.

    Par ailleurs, Monsieur Pitallier a précisé que le dossier avait été envoyé au cabinet du président de la République française.

    Dans le communiqué de presse d'A.S.O. d'hier la société organisatrice demandait principalement deux choses : que Paris-Nice reste reste considérée comme une course historique majeure du calendrier mondial et qu'A.S.O. soit en mesure, sur le Tour de France, de pouvoir choisir le système de sélection des équipes, à savoir un système ouvert à partir de critères sportifs et éthiques, et non le système fermé et arbitraire des licences prôné par l'UCI dans le cadre du ProTour.
    Suite à une proposition de compromis de l'IPCT (International Professional Cycling Teams, un groupement d'intérêt économique des équipes ProTour à part la Française des Jeux), et son président Patrick Lefevere de Quick.Step Innergetic qui consisterait à ce que ASO accepte de mettre ses courses au calendrier international et que l'UCI renonce à imposer la qualification automatique de toutes les équipes ProTour au Tour de France, l'UCI a fait un premier pas en déclarant au sujet de l'obligation imposée à A.S.O. de faire participer les 18 équipes du ProTour je vous rappelle que cette règle a été introduite en septembre 2007 à la demande de l'AIGCP. L'UCI a adopté cette règle qui est justifiée et qui protège les intérêts légitimes des équipes en question et de leurs sponsors. Si maintenant les équipes concernées elles-mêmes voudraient renoncer à leur droit de participation au Tour de France ou si elles voudraient pouvoir refuser une invitation pour le Tour, elles doivent le faire savoir clairement à l'UCI.

    Si le règlement est respecté et si l'AIGCP fait parvenir à l'UCI une demande des équipes pour revoir la règle en question, l'UCI est disposée à procéder à une telle révision sur base des propositions qui lui seront faites
    .

    Finalement, l'IPCT proposait également qu'un dialogue soit placé sous l'autorité de médiateurs indépendants, choisis de commun accord par toutes les parties.

    A.S.O. a son tour a réagi de façon un petit peu plus réservée que l'UCI (l'expérience de l'année dernière y est sans doute pour quelque chose) par la voix de son président Patrice Clerc qui disait - en faisant référence au compromis qui avait été établi par le secrétaire d'Etat français aux sports, Bernard Laporte, mais refusé ensuite par l'UCI - s'il y a une médiation à faire, elle est déjà sur la table. Il y a des points qui ne nous conviennent pas mais nous sommes prêts à l'accepter car elle permet de vivre l'un à côté de l'autre. Elle s'inscrit dans la durée.

    Il a par ailleurs ajouté être étonné par le réveil tardif de l'IPCT : un appel d'urgence qui m'apparaît particulièrement peu précis et incomplet, alors que la question est bien connue des équipes. D'autant plus qu'une démarche similaire avait été tentée l'an dernier avant Paris-Nice par l'IPCT. On a vu ce que cela a donné.
    L'an dernier, l'IPCT nous a convaincu de signer une espèce d'armistice afin de trouver ensuite une solution dans une discussion abordée par des gens de bonne foi. On a découvert en juin que l'UCI arrêtait net les discussions. Cela ne me paraît pas sérieux de recommencer
    .

    L'IPCT à son tour ne semble pas trop y croire non plus car il a en parallèle saisi le Tribunal Arbitral du Sport (TAS) d'une demande d'arbitrage dans un contexte d'extrême urgence qui vise à décider si les équipes sont en droit de participer à Paris-Nice sans s'exposer à des risques de sanctions.

    jeudi 6 mars 2008 - quasiment toutes les équipes ont signé le contrat, ASO se déclare non-partie dans l'arbitrage du TAS prévu pour vendredi et l'AIGCP répond aux inquiétudes des coureurs

    Jeudi après-midi A.S.O. a déclaré avoir reçu l'engagement de 17 équipes sur les 20 sélectionnées avec une 18ième (Liquigas) qui devrait lui remettre son document vendredi matin. Seules Silence-Lotto et Gerolsteiner n'ont pas encore renvoyé leur contrat (Silence-Lotto a annoncé son équipe donc ça devrait être bon ; les juristes de Gerolsteiner étudient un problème lié au remboursement de la caution bancaire versée à l'UCI).
    L'équipe Skil-Shimano a par ailleurs fait savoir sur son site web qu'elle prendrait sa décision de participation définitive en fonction des évolutions dans les jours qui viennent, tout en publiant sa liste de participants.

    Dans un communiqué de presse A.S.O. a encore une fois insisté sur la légalité de l'épreuve sous la responsabilité de la FFC et a indiqué que la requête introduite auprès du TAS par l'IPCT étant assise sur un litige entre l'UCI et les équipes relatif aux " licences UCI Pro Tour ", avec lesquelles A.S.O. n'a aucun lien, A.S.O. ne peut être associée à cette démarche juridique. En clair : A.S.O. n'est pas concerné par la décision du TAS car elle n'est pas partie dans l'arbitrage qui sera normalement rendu par le TAS vendredi.

    Dans le même communiqué de presse, A.S.O. s'est montré content du changement d'attitude du président de l'UCI au sujet des règles de participation au Tour de France et a par ailleurs déclaré qu'elle veut croire qu'il est également prêt à reconnaître le statut d'épreuve " historique " de Paris-Nice. Dès lors, il est permis d'espérer que l'UCI acceptera finalement la médiation proposée par le Secrétaire d'Etat Français aux Sports, Monsieur Bernard Laporte. Ce projet complet et précis, inscrit dans la durée, pourrait en effet mettre fin à ce conflit dont pâtit depuis trop longtemps le sport cycliste.

    De son côté, l'AIGCP est d'accord avec A.S.O. sur la légalité de l'épreuve car en réponse aux inquiétudes des coureurs exprimés par Cédric Vasseur au nom du CPA elle lui a dit que les sanctions qu'UCI a annoncé en tant que menace sont non seulement diffuses quant à leur fondement, mais en toute hypothèse illégales et ce, au regard du propre règlement de l'UCI car un article du règlement de la fédération internationale (1.2.019) indique qu'un licencié est susceptible de faire l'objet d'une suspension ou d'une amende, s'il participe à une épreuve qui n'est pas inscrite sur un calendrier national, continental ou mondial ou qui n'est pas reconnue par une Fédération nationale.
    Comme la FFC a donné à A.S.O. l'autorisation d'organiser cette épreuve, et ce, conformément à la législation française en vigueur (...) Les menaces de l'UCI, injustifiables à l'encontre des coureurs, restent donc en l'état des intimidations.

    La suite ...

    La situation reste donc toujours difficile : d'un côté il y a la nouvelle positive que les équipes choisissent les intérêts sportifs, de l'autre côté un communiqué de l'UCI qui dit que ce n'est pas une décision prise à l'unanimité ... D'un côté on a ASO qui veut que Paris-Nice ait lieu et ce avec les meilleurs coureurs des équipes qu'elle a sélectionné et de l'autre côté les coureurs qui ne savent plus sur quel pied danser ... euhmmm ... pédaler !

    Cette histoire a d'ailleurs pour ASO été une raison pour repousser la date de publication de la liste des équipes participant au Tour de France 2008. Là aussi il va falloir attendre encore un petit peu (probablement jusqu'à juste après Paris-Nice) pour savoir quelles équipes seront présentes au départ du Tour à Brest !

    On va voir ce que ça va donner, je vous tiendrai au courant ici de la suite ...

    par Thomas Vergouwen
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Commentaires

Actuellement il y a 2 commentaires!
  1. L'hypocrisie affichée ,aussi bien, chez les organisateurs, les sponsors, les directeurs sportifs, la presse et les coureurs eux-mêmes plonge aujourd'hui le beau sport qu'est le cyclisme dans une crise véritablement suicidaire.
    Ceux-la mêmes qui encenssaient les exploits de ces athlètes, tout en sachant parfaitement bien qu'ils étaient tous soignés et préparés par des équipes médicales et des labos, jouent aujourd'hui les veuves effarouchées et n'hésitent pas à traiter leurs anciennes idoles d'"assassins".
    Profitant du malaise entourant actuellement ce sport, certaines associations "privées" cherchent à s'emparer de la part du lion et d'imposer leur nouveau dictat sur la discipline en pretextant vouloir la rendre plus propre.Si l'UCI a beaucoup de choses à se reprocher, il apparaît évident que
    l'ASO ne vaut guère mieux par son attitude arrogante et basée surtout sur le profit. Cela se reflète dans sa volonté d'écarter certaines équipes (trop?) puissantes et de pouvoir sélectionner d'autres (très) coopératives.
    Exemple: ASTANA(Contador):NON, COFIDIS(Boyer):OUI
    En fin de course, ce sont cependant les coureurs qui ont été et resteront les victimes de ce combat car j'avoue émettre un certain doute vis à vis de certaines affaires qui ont eu lieu l'année dernière et qui font bien les affaires de certains aujourd'hui.Quelques exemples au hasard: le dossier Kashechkin qui àce jour, n'a toujours pas de dossier instruit ni à la fédération kazak, ni à l'UCI, plus de 7 mois après avoir été contôlé positif, non pas au Tour(alors qu'il y a subi 3 contrôles sanguins et 3 urinaires), mais en vacances le 1er aôut alors que son équipe s'était auto- suspendue pour un mois.De plus, impossible de se défendre car les labos en contrat avec l'UCI ne peuvent accepter un nouveau contrôle du même coureur(?) même lorsque celui-ci a, entre ses mains, une autre analyse (ne trouvant rien d'anormal!)mais faite par un labo(français)lui, non reconnu par l'UCI.
    Le cas MAYO reconnu positf en 1ère analyse,puis négatif dans un autre labo reconnu, puis de nouveau positif.
    Bien d'autres exemples pourraient encore être cités mais je pense qu'aujourd'hui les coureurs ont surtout peur de perdre leur boulot en prenant telle ou telle attitude et qu'ils ont l'impression d'être les dindons de la farce qui se joue actuellement.T

    | Theunissenfrancis | jeudi 06 mars 2008 à 22:38:28

  2. De heren van de UCI moeten eens op een managementscursus. Daar kan je leren dat het resultaat van een beslissing het product is van de kwaliteit maal de acceptatie. De Pro-Tour op zich was helemaal geen slecht plan maar als je niets doet aan de acceptatie door \'ijzeren heinig\' je regels op te willen leggen aan de renners en de organisatoren die ermee moeten werken dan roept men de oorlog op. Ik vind het vreemd dat men niet kan samenwerken als het gaat over een \'schone\'toekomst van de wielersport. Het is echt niet zo vreemd dat de A.S.O. niet staat te juichen als Astana zich meldt voor deelname aan door A.S.O. te organiseren wedstrijden. Gasten die twee jaar op rij mijn feestje zouden verpesten waren bij mij ook niet echt welkom. Die gevoeligheid had ook de UCI kunnen verwachten. Normaal ga je dan met elkaar in overleg om uit het probleem te komen maar nee de U.C.I gaat op haar strepen staan. Het wordt tijd dat men wijzer wordt.

    | Geert | jeudi 13 mars 2008 à 16:16:04

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